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La maison bleu horizon – Jean-Marc Dhainaut

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Résumé : Janvier 1985. Tout commence par un message laissé sur le répondeur d’Alan Lambin, enquêteur spécialiste en phénomènes de hantises. Une maison, dans un village de la Somme, semble hantée par un esprit qui effraie la famille qui y vit. En quittant sa chère Bretagne, Alan ignore encore l’enquête bouleversante qui l’attend et les cauchemars qui vont le projeter au coeur des tranchées de 1915. Bloqué par une tempête de neige, sous le regard perçant d’un étrange corbeau, Alan réussira-t-il à libérer cette maison de ce qui la tourmente ?

260 pages.

 

Mon avis : Ce livre-ci je l’ai repéré sur la sélection du PLIB et je comptais le lire lorsque Pauline de la chaîne Patatras organisait un marathon de lecture dans ce cadre-ci donc comme il était peu coûteux je me le suis acheté en même temps que Robin. Finalement je n’ai pas réussi à l’entamer à ce moment là puisque j’avais passé pas mal de temps sur le voyage de Svetlana. Mais Hélène de la chaîne Ptite elfe en a fait une vidéo qui m’a encore plus convaincue et j’ai de nouveau eu envie de me tourner vers lui au mois de juin, mois pendant lequel j’ai très très peu lu puisque j’ai surtout passé du temps à regarder ma série espagnole.

Déjà, il faut savoir que le paranormal me fascine. C’est quelque chose en quoi je crois dur comme fer et qui me rend très curieuse bien que je n’ai jamais vraiment vécu quelque chose de la sorte et ne le souhaite pas non plus car ça reste quand même effrayant. D’ailleurs je ne tolère pas que des gens utilisent la ouija pour s’amuser… c’est selon moi de l’inconscience et un manque de respect. Mais passons, ce n’est pas le sujet. Par ailleurs, si vous me suivez depuis un moment vous savez que j’ai adoré le secret de Crickley Hall de James Herbert même si le schéma est assez classique et depuis j’ai envie de lire d’autres histoires dans le genre.

Alors forcément, quand je vois qu’un livre parle de phénomènes de hantise lié à la première guerre mondiale qui est une période de l’histoire que je ne connais que très peu finalement, je me transforme en aimant haha sans compter que tout se passe dans les années 80, qui est une période que j’apprécie pas mal. Le fait de suivre un personnage spécialiste du paranormal colle bien à cette période je trouve (de même que la saison hivernale, tout à fait glaciale cette année précise) et puis ça m’a fait penser à la série Supernatural aussi, que j’adore malgré mes 6 saisons de retard ! Ce que j’aime particulièrement dans ce genre d’histoires étranges c’est que les émotions y sont toujours très fortes et je pense que c’est exactement le ressenti qu’ont les personnes qui vivent ce genre d’expériences inexplicables, qu’elles soient médiums ou non : si un esprit reste coincé parmi nous c’est qu’il a quelque chose qui le retient, qui n’a pas été réglé et qui le fait beaucoup souffrir. J’ai par ailleurs toujours été très attirée par tout ce qui touche au thème de la mémoire. Sachez que l’amour a une place essentielle ici mais c’est loin d’être fleur bleue alors pas d’inquiétude à avoir car si vous me connaissez un peu, vous savez déjà que mes histoires préférées (livre, théâtre, film, série, musique, tout) sont toutes bouleversantes.

Dans la maison bleu horizon, j’ai apprécié d’y voir une petite critique envers les individus cartésiens puisque c’est quelque chose qui m’énerve. D’ailleurs le côté un peu trop scientifique des pensées de notre protagoniste principal me faisait lever les yeux au ciel parfois mais c’est appréciable de constater son évolution puisqu’il se voit forcé de remettre en question toutes ses certitudes acquises depuis des années. J’ai aimé apprendre à connaître un peu mieux les personnages au fur et à mesure ainsi que les liens qu’ils entretiennent entre eux et j’ai été très curieuse de comprendre certaines choses, que ce soit le comportement du petit garçon ou ce que le fantôme très triste qui hante les lieux et plus particulièrement une pièce essaie de dire. J’ai également eu quelques frayeurs et c’était sympa à vivre d’autant plus qu’il n’y a pas de gore (ce que je fuis). J’aime le fait de ne pas en savoir plus qu’Alan, que ce soit pour déterminer si cette ambiance pesante signifie un danger ou si au contraire on ne cherche qu’à l’appeler à l’aide, ou encore pour comprendre les membres de la famille qui ont fait appel à ses services, ou même pour découvrir la grande maison à ses côtés. L’immersion y était ainsi très facile. La solitude est selon moi un sentiment très présent dans ce récit, pour tous les personnages qui vivent dans cette maison et chacun d’une manière différente, quand bien même ils ne sont jamais seuls de manière physique. D’ailleurs, l’un d’entre eux se démarque dès le début et m’a particulièrement touchée. J’ai aussi trouvé que les personnages secondaires apportaient ce petit truc en plus nécessaire pour un peu de fraîcheur et pour la progression de l’enquête.

C’était très intriguant que de passer d’une époque à une autre de manière assez surprenante et ça permet aussi de mieux se rendre compte de la violence qu’ont vécu les soldats des tranchées. Les deux révélations sur la fin étaient dingues ! Je tombais des nues et en même temps j’avais eu un vague doute sur l’une des deux ; et avec le recul, une fois qu’on a ces réponses, je me suis dit que c’était en fait évident. Ce serait peut-être donc intéressant à relire maintenant que je sais pour mieux y détecter tout un tas de petits éléments auxquels on ne fait pas plus attention que ça quand on découvre ce roman pour la première fois. La façon dont tout le monde trouve la paix était très émouvante à mes yeux. Et enfin, j’ai beaucoup aimé la présence du coquelicot et du corbeau dans cette histoire car ils ne sont pas anodins. Mais ça, il vous faudra le découvrir par vous mêmes 😉

Bref, il est difficile de faire mieux que Crickley Hall dans mon coeur, mais j’ai vraiment passé un bon moment avec cette lecture qui se fait rapidement et que je vous recommande si les thèmes abordés vous parlent ! Je ne l’oublierai pas de si tôt car elle réunit tous les éléments qui secouent mon hypersensibilité qui bien qu’elle soit parfois un fardeau, est un cadeau dans ces cas de figure. Je suis toujours ouverte à vos suggestions pour d’autres bouquins dans cette veine-là alors n’hésitez pas surtout 🙂

Ma note : 4.5 sur 5 été

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