Quelques pas vers le végétarisme

Pas_dans_mon_assiette.jpgQuelques personnes le savent déjà, je souhaite réussir à devenir végétarienne. Je ne saurais pas vraiment dire quand exactement j’ai eu une prise de conscience mais je pense que mon retour d’Afrique du Sud a commencé à faire mijoter mon cerveau à ce propos. D’abord parce que là bas j’ai mangé de la viande absolument tous les jours (j’étais logée chez l’habitant, repas compris) et sandwich tous les midis avalés en 30 min maximum, et ce pendant trois mois, ce qui m’a inévitablement fait prendre du poids. Alors je ne suis pas à plaindre car de morphologie mince mais le poids auquel je me sens le mieux est à 50kg, là j’étais montée à 54 ce qui ne m’était jamais arrivé et qui mine de rien se sentait avec mes fringues. Donc sans faire de régime à proprement parler je souhaitais manger plus de légumes et ne pouvais plus voir de viande en peinture (même si ça ne veut pas dire que je n’en mangeais plus jamais) surtout que je suis rentrée fin mai et que dans ma région (vaucluse) il fait très chaud en été donc pas envie d’autre chose et peu de faim ; ça m’a suffit à redescendre à mon poids « normal » sans faire trop d’efforts, juste reprendre mes habitudes françaises à peine modifiées.

Après j’ai continué à manger comme avant (je vis toujours chez mes parents) et je ne saurais dire à quel moment j’ai commencé à culpabiliser et être dégoûtée de moi-même en participant à l’enfer des abattoirs mais mon côté révolte envers la maltraitance animale a de plus en plus pris le dessus et je crois sincèrement que c’était censé arriver un jour ou l’autre tant je les affectionne depuis toujours. Ce qui a grandement accentué tout ça en tout cas c’est la lecture d’un petit livre dont j’ai parlé (ici) qui m’a exposé des faits si terribles que ça m’a rendue folle (malgré mon peu de foi en l’humanité je dois avouer même si j’essaie d’espérer quand même) et fait refuser à tout prix d’être en partie coupable de tout ça même si on ne peut pas changer son mode de vie du jour au lendemain.

Alors j’ai limité encore plus pour devenir assez vite plutôt radicale quitte à parfois avoir faim. Je me souviens qu’à Noël dernier (avant de connaître ce mini-livre donc) ça a été un vrai débat plaisir / culpabilité en mon intérieur : manger ou pas du foie gras ? Aujourd’hui je ne mange plus du tout de charcuterie ni de viande rouge ; il m’arrive encore (hélas) de manger de la volaille quand je n’ai vraiment pas le choix et qui me donne un nœud au ventre ; par contre je mange toujours pas mal de poisson et je pense que c’est de ce côté là que ce sera le plus dur et le plus long bien que j’ai évidemment conscience que ce sont aussi des animaux qui méritent autant ma compassion que les autres. J’avoue avoir un faible pour la nourriture vietnamienne donc c’est un peu frustrant, mais de un ce n’est pas comme si j’en mangeais souvent et de deux je préfère sacrifier un peu de plaisir gustatif plutôt que sacrifier (indirectement certes mais très responsable quand même) des animaux qui ne demandent qu’à vivre.

Le livre cité plus haut est même orienté végan puisqu’il y traite de l’industrie des œufs et produits laitiers. Je ne sais pas si j’arriverais à être vraiment vegan un jour, déjà réussir à être 100% végétarienne de manière saine serait une grande victoire pour moi. Je pense avoir quelques tendances au mouvement vegan tout de même et au lieu de me moquer d’eux je les admire au contraire car même si je ne le suis pas je sais qu’ils ont raison. Niveau lait de vache (toujours détesté lait de chèvre) je n’ai pas trop de souci car de toute façon j’avais mal au ventre à chaque fois après en avoir bu donc depuis que j’ai essayé les laits végétaux j’y ai pris goût, et puis j’ai toujours détesté le fromage (comme ma mère et mon frère). Par contre j’ai renoncé aux yaourts et je ne prends du coup presque plus de dessert, je sais ce n’est pas top. Je ne peux pas dire pour autant que je n’en consomme plus du tout car quand il s’agit de cuisiner j’utilise toujours du beurre et de la crème et je ne saurais comment le remplacer (et en été je mange beaucoup de glaces). Quant aux oeufs, là par contre j’ai beaucoup de mal à m’imaginer sans car si je déteste en manger depuis petite, je les utilise beaucoup pour pleins de recettes. Je tiens à préciser également que je connais davantage l’aspect non-éthique de l’industrie laitière (très étroitement liée à celle de la viande) alors que je ne sais à ce jour quasiment rien par rapport aux oeufs ni au miel. Je ne porte jamais de fourrure mais j’imagine que certaines de mes chaussures comportent du cuir :/ Quant aux produits cosmétiques c’est encore plus difficile…

cowspiracy-documentaire-vegetarisme-temoignage.jpg

Je ne dis pas que je fais ce chemin de la bonne manière, probablement pas d’ailleurs car je ne connais pas assez l’alimentation pour savoir comment compenser correctement et je vis toujours chez mes parents donc ce n’est pas simple. J’ai aussi toujours grandi dans une famille de médecins m’ayant toujours dit qu’on avait « besoin » de viande pour notre santé, et même si désormais je me révolte et ai conscience que c’est complètement faux mais uniquement dit de partout dans un but commercial avant tout (idem pour le lait nécessaire aux pauvres petits os fragiles des femmes d’ailleurs), c’est probablement encore ancré en moi (la preuve c’est que je n’ose pas dire à certains amis ni à la famille hors mère-père-frères que je souhaite être végétarienne sans crainte). Il faut dire aussi que j’ai trop d’infos d’un coup qui me provoquent un mal-être, combinées à mon hypersensibilité et auto-dévalorisation, ce qui fait que je suis assez paumée et ne sais pas comment m’y retrouver et faire comme il faut tant pour ma santé physique que morale que l’éthique de tous ces êtres vivants massacrés inutilement. En plus je n’ai jamais vraiment adoré manger, c’est un peu une perte de temps pour moi, et quand je cuisine je veux que ce soit parfait, ce qui n’est jamais le cas, ce qui me frustre, donc la flemme, et vous avez une petite idée du cercle vicieux. Et si quand ma mère dit à d’autres personnes que je suis végétarienne je proteste en disant toujours « pas encore » d’un ton un peu énervé, ce n’est pas par honte d’être associée à ce mode de vie mais parce que je ne souhaite pas être hypocrite en affirmant l’être alors que je mange encore du poisson, qui est un animal qui a lui aussi été vivant avant de se retrouver dans mon assiette puis mon ventre…

Alors j’espère qu’un jour j’arriverai à m’alimenter comme je le souhaite tant au niveau gustatif qu’au niveau bonne santé qu’au niveau éthique. Car à ce jour je ne suis ok dans aucun de ces trois points, et résultat j’arrive à en chopper des maux de crânes. Parce que je vis toujours chez mes parents et que ce n’est donc pas moi qui fais les courses ni dépense des sous et que ni eux ni mes frères ne souhaitent faire comme moi donc deux repas différents à chaque fois ce n’est pas possible ; parce que du coup je fais avec ce qu’il y a et qu’il m’arrive donc parfois d’enchaîner par exemple salade avec féculents puis plat chaud avec féculents ou bien légumes froids puis re-légumes chauds ce qui n’est donc pas tip top ; et parce que je participe encore malgré moi à cette souffrance intense à très forte échelle dans le monde. J’ai les ongles striés et qui se cassent très facilement (les vernis fortifiants ça ne fait effet que le temps qu’il tient et il faut en remettre ensuite, tout comme huile + citron, donc utile qu’en surface) et souvent des douleurs au niveau de l’intestin et pas mal de chute de cheveux mais je tiens à préciser que ce n’est pas ce changement d’alimentation qui a provoqué cela, c’était déjà le cas avant (donc le « faut que tu manges des yaourts » de ma mère, permettez-moi d’en douter), ça continue et je ne sais comment régler ces problèmes bien que je soupçonne que leur origine soit psychologique même si ce n’est peut-être pas la seule. J’imagine que le mieux serait que je consulte une diététicienne ou naturopathe qui ne blâme pas les végé mais comme je l’ai déjà précisé je ne suis pas indépendante donc ça complique les choses.

Bref, vous l’aurez compris, c’est tout sauf la paix dans ma tête. Désolée si vous avez trouvé cet article très confus, je souhaitais juste partager mon expérience en espérant y trouver des encouragements et avec de la chance quelques conseils pour m’aider à m’améliorer. Merci de m’avoir lue ❤

 

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Une réflexion au sujet de « Quelques pas vers le végétarisme »

  1. Quand tu vivras seule et plus tu te renseigneras plus tu constateras que ce n’est pas difficile de devenir végétarienne voir vegan. Ton entourage comprendra aussi et même si il faut parfois faire des ajustement (prévenir à l’avance au restaurant ou amener sa nourriture chez des amis), la plupart des gens sont curieux et ouverts si on ne les prend pas de haut.
    En tous cas je t’encourage bien entendu vers cette voie si c’est celle que tu souhaites! 😉

    Aimé par 1 personne

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