Parcours pro ? chaotique !

240_F_94702944_TTgLO2m8b4zF4Ep1qPaw536jZnKPnIf6ça fait un moment que j’ai envie de parler de mon parcours pro mais je ne sais pas si c’est mieux en texte ici ou en vidéo. Alors pour l’instant je l’écris car je suis plus active sur le blog, et je verrai plus tard si j’en parle aussi sur youtube. L’avenir professionnel a toujours été compliqué pour moi ; aussi loin que je m’en souvienne, je ne suis jamais restée plus d’un an sur la même idée de métier que j’aimerais exercer. J’admire celles/ceux qui depuis longtemps ont une profession dont ils/elles rêvent et pour laquelle ils/elles font tout pour y parvenir, franchement chapeau ! Alors si pendant ma scolarité (jusqu’au bac quoi) je n’ai jamais redoublé (ce qui était ma hantise d’ailleurs), c’est la suite qui s’est vraiment corsée…

Après avoir obtenu mon bac littéraire sans mention (la faute à l’histoire géo où je me suis ramassée), je suis partie en LLCER anglais à la fac de Montpellier… Grossière erreur : j’ai détesté. Je vivais trop mal l’éloignement, tant de ma maison et ma mère que de mon amoureux de l’époque. Ce n’est qu’à 1h30 de train de chez moi vous me direz, mais ça suffisait. Je n’étais tout simplement pas assez mature pour quitter le cocon dès 18ans je pense. Je n’aimais pas ces études non plus, je me sentais également mal dans cette université beaucoup plus grande que ce à quoi j’étais habituée et plutôt moche haha Et puis c’était aussi tombé à une époque où il y avait pleins de grèves et de blocus. J’étais aussi toute seule. Et enfin, je ne me sentais pas bien non plus dans mon logement : chez un particulier qui vivait à l’étage du dessus et en colloc avec une fille qui laissait la cuisine crado et téléphonait sa famille à Casblanca à 2h du mat, pas du tout discrète. La ville ne me plaisait pas spécialement non plus. La totale quoi. Je pleurais à chaque fois que je partais prendre le train et en même temps mes parents voyaient que je ne travaillais pas et passais plus de temps avec mon copain de l’époque qu’avec eux donc en plus de tout ce que j’ai cité avant, j’avais aussi mal au ventre de culpabilité et stress. Alors évidemment j’ai craqué. J’ai souhaité arrêter pour travailler et reprendre les études l’année d’après mais ça a catastrophé ma mère et grandement énervé mon père. Donc à la place, je me suis réorientée et suis revenue sur Avignon au 2eme semestre pour faire du droit cette fois-ci. J’avais encore des copines du lycée dans cette fac (de taille beaucoup plus humaine et tellement plus jolie) dont une qui était dans cette filière donc l’UFR m’a mise exprès dans le même groupe de TD qu’elle.

Malheureusement ça ne s’est pas si bien passé que ça. Déjà attaquer une première année de droit sans avoir fait le premier semestre c’est quasiment impossible de réussir, c’était très difficile je ne comprenais pas grand chose. Ensuite je n’ai pas eu l’aide que je m’attendais à avoir donc je me suis sentie assez exclue et culpabilisé. Et en plus, rupture amoureuse cette même année, qui m’a dévastée… J’y ai quand même rencontré une fille très bien avec qui j’ai quelques années plus tard été assez peinée de perdre contact… Ce n’est pas une surprise, je n’ai pas réussi, donc j’ai redoublé ma première année de droit, en pensant avoir beaucoup plus de facilité cette fois-ci puisque j’aurais suivi le premier semestre. Nope, nope, nope. Le droit n’est jamais facile quand bien même on en a déjà fait. Je l’ai assez vite compris mais avec angoisse tout de même puisque mes parents me faisaient comprendre que j’avais raté une année donc intérêt à réussir cette fois-ci… J’y ai rencontré une fille que je pensais être la seule à pouvoir considérer comme une amie parmi les rencontres que j’avais fait à la fac… wrong, again. ça m’a beaucoup blessée mais ce n’est pas le sujet ici.

Alors après ça a été la baisse d’estime de soi et la culpabilité et la trouille et le flou total sur vers quoi me réorienter, parce que clairement le droit n’était pas pour moi. Très intéressant, je dis pas. Mais un travail monstre pour lequel je ne suis pas faite, et même ça ça ne suffit pas car il faut une façon de penser très spécifique et une compétitivité qui ne me correspondent pas. La seule matière qui me plaisait vraiment c’était le droit civil et si j’avais 8/20 aux fiches d’arrêts j’étais contente… Alors j’ai beaucoup changé d’idées entre avril et juillet. D’abord je voulais partir aux USA dans une écoles de langues comme plusieurs organismes le proposent, mais à bien 10 000 euros les six mois ce n’était pas du tout envisageable. Alors je me suis intéressée par les études artistiques, mais n’ayant jamais eu de cours ni de don et étant très sélectif, aucune chance (et le privé étant beaucoup trop cher pour mes parents, en plus du danger des écoles non reconnues par l’Etat). J’ai vaguement songé à l’école de psycho de Lyon (et non pas le cursus licence en fac) mais sélectifs ils ne prenaient que ceux qui avaient leur bac depuis un an maximum. Je me suis alors décidée à postuler à des BTS plutôt, me disant que ce système plus proche du lycée me correspondait davantage que l’université, dans des lieux différents : tourisme et esthétique, l’un parce que j’aime les langues et voyager, l’autre parce que venant de découvrir les youtubeuses je m’intéressais plutôt beaucoup au maquillage. Les réponses admissions post-bac sont tombées et je n’étais acceptée quasiment nulle part. Pour l’esthétique c’était principalement à cause de mon faible niveau (notes du lycée) en matières scientifiques, le tourisme je ne sais pas trop… Il n’y a qu’à Cannes qu’on m’avait dit ok, mais je n’ai pas pu le concrétiser pour la simple et bonne raison que mes parents ne pouvaient pas m’y payer un logement, et qu’ayant échoué à deux reprises les études supérieures je n’avais plus droit au crous pour cette année.

Donc c’était de nouveau la panique et j’ai du me retourner vers le système universitaire où tout le monde peut entrer (sauf quelques exceptions). Je me suis donc retournée vers les langues mais plutôt LEA (langues étrangères appliquées) que LLCER (langue littérature et civilisation étrangère et régionale) puisque c’est plus adapté au « monde » si je puis dire plutôt qu’à l’enseignement qui ne me tentait pas du tout (et ça se confirme !) J’aurais aimé aller à Lyon mais encore un peu la frousse vu les souvenirs que m’avaient laissé Montpellier, et puis de toute façon je n’avais pas le crous donc même souci niveau logement, et en plus vu que Lyon est une très grande ville, pour la 1ère année ils n’acceptaient que les personnes venant de l’académie Rhône-Alpes. Je n’avais donc que la fac d’Avignon comme option. J’ai bien regardé le programme et bien que la présence d’économie et de gestion me fasse un peu peur (plus nulle en maths que moi ça n’existe pas !) de même que l’exigence d’avoir un niveau égal dans deux langues plutôt qu’une, ça m’a plutôt intéressée et je me suis aussi dit que les débouchés seraient plus avantageux. D’ailleurs, à la base, c’est en LEA que je m’étais inscrite après le bac mais j’avais bifurqué en LLCE dès septembre par trouille de ne pas avoir le niveau à cause de ça justement et aussi parce que ma seule copine du lycée qui était dans la même fac que moi avait opté pour ce cursus (oui je sais, c’est stupide, d’autant plus qu’elle m’a lâchée au bout de deux semaines) ; donc comme quoi, parfois notre premier choix est le bon quand on revient dessus plus tard.

Alors là, après deux ans de galère, ENFIN je sentais que j’étais plus stable. J’ai toujours adoré l’anglais, l’espagnol ça dépend énormément du prof mais j’apprécie aussi bien que de moins bonnes capacités. La 1ère année a été difficile car je devais absolument réussir cette fois-ci et la matière pratique orale (surtout espagnole) me stressait de dingue (il s’agissait souvent de faire des débats par 4 devant toute la classe) tout comme gestion-éco auxquelles je ne comprenais rien (en sortant d’un bac L j’avais zéro pratique là dedans). Heureusement j’ai trouvé un peu d’aide et une meilleure ambiance qu’en droit (quoi que je n’ai pas trouvé de suite les bonnes personnes à fréquenter vu que je me suis fritée avec une fille ce qui m’a bien chamboulée vu que je fuis les conflits comme la peste). Je culpabilisais quand même un peu du fait que beaucoup avaient deux ans de moins que moi (et donc dans ma tête ils ou elles étaient forcément mieux que moi) mais finalement la différence d’âge ne compte plus vraiment à la fac, et je n’étais pas la seule non plus. Alors quand j’ai réussi cette 1ère année autant dire que c’était le gros soulagement.

La deuxième année, j’ai largement préféré ! Déjà on était beaucoup moins nombreux, et c’est là qu’on se spécialise soit dans le commerce soit le tourisme donc c’est plus concret (plus un seul cours de grammaire ni oral, considérés comme acquis). Le commerce ne m’ayant jamais attirée j’ai opté pour l’autre choix. J’ai beaucoup aimé les cours que je trouvais presque tous intéressants, c’est d’ailleurs l’année que j’ai préférée de toute ma licence et j’ai trouvé des personnes avec qui j’accrochais plus. Car la 3eme année en LEA et dans cette fac en particulier, c’est le gros rush : le dernier semestre se passant obligatoirement à l’étranger (pas top pour les non boursiers qui n’ont pas les moyens de partir hein), tout est condensé entre septembre et décembre. Pas le temps de souffler : partiels, interros de vocabulaire, exposés, devoirs à faire… je ne crois pas qu’il y ait eu une seule semaine de tranquille, ou rarement. Et en plus de ça il fallait s’occuper soit d’erasmus soit de trouver un stage ! Et tout ça avec la galère supplémentaire super timing du : plus personne de dispo au SRI (service relations internationales) car changement de personnel, donc c’est à la secrétaire de l’UFR qu’on pose des questions, qui s’énerve car ne peut pas gérer. Youhou !

J’ai pour ma part réussi assez vite à trouver mon stage de trois mois (ça aurait du être plus, mais l’administration a fait que j’ai pas eu le choix) en Afrique du Sud et ce parce que je suis passée par une agence de placement. Stage plutôt très cool puisque c’était au sein d’une fondation dont le but est de protéger le guépard et de sensibiliser le public à la situation gravement menacée de l’espèce. La dame s’occupant de moi m’ayant dit que parmi les choix qui m’intéressaient (domaines tourisme ou animaux) c’était celui pour lequel j’avais la plus faible probabilité d’être acceptée je n’en revenais pas ! Pour plus de précision à ce sujet, sachez que j’ai fait une catégorie « cheetah outreach » dans le menu du blog (sous l’onglet animaux) et je détaille mes démarches dans cet article 🙂 Une fois rentrée, j’ai du me consacrer à mon rapport de stage (que j’avais commencé au fur et à mesure sur place mais très peu car pas assez de temps et crevée les jours de repos) puisque c’est la seule et unique note que nous avons pour ce dernier semestre de licence contrairement à ceux qui font erasmus puisqu’ils sont toujours dans le système universitaire avec différents cours. En septembre c’était la soutenance qui m’a stressée mais qui au final s’est passée en mode beaucoup plus zen que je ne l’imaginais alors c’était plutôt sympa ! Et c’est quelques semaines plus tard que j’ai su que j’avais bien obtenu ma licence. Parfait donc, non ? Nope… car la véritable galère a commencé.

ça ne fait pas loin de deux ans que j’ai mon diplôme mais depuis zéro boulot. A la base je pensais à l’apprentissage pour être assistante vétérinaire car j’aime énormément les animaux, mais baisser de niveau m’embêtait un peu, et puis l’alternance est une vraie bataille, je sais aussi qu’il y a une différence entre aimer les animaux et travailler avec eux, et l’école étant assez loin de chez moi et n’ayant pas de voiture ni même de permis de conduire c’était galère donc j’ai assez vite laissé tomber. J’ai fait les vendanges et puis plus rien à part 2 jours en boutique de vêtements et uniquement par piston.

Alors au bout de 4 mois je suis allée à la mission locale et j’ai été acceptée dans le système de la garantie jeune qui est sur dossier sélectif et sur une durée d’un an. Pendant un mois donc on avait des ateliers en groupe et ensuite on voyait chacun régulièrement une conseillère, tout ça en percevant une petite somme d’argent en échange de quoi il fallait prouver nos démarches soit dans la recherche d’emploi soit en faisant des stages pour gagner de l’expérience. Alors clairement ça m’a aidée pour le côté financier mais c’est tout. Les quelques stages m’ont permis de m’occuper mais ça ne m’a en rien avancée niveau vie professionnelle. J’ai pensé au métier de décoratrice d’intérieur mais peu de personnes ne vivent que de ça et il marche surtout par contacts et les formations sur un an sont trop coûteuses pour moi. J’ai pensé au tourisme puisque c’est ce dans quoi je me suis spécialisée pendant ma licence et que j’ai toujours aimé le voyage et la culture mais visiblement les BTS ont bien plus de chances d’être pris pour la simple raison qu’en sortant de l’université on a la théorie mais très peu voire pas du tout de pratique. J’ai voulu m’inscrire en licence pro librairie à l’IUT d’Aix en Provence (et j’ai été aux portes ouvertes) pour la rentrée de septembre 2016 et puis l’entourage et mon moral assez bas me rendant encore plus influençable ont fait que je me suis rétractée et quand l’envie m’est revenue les dates limites étaient dépassées. Donc je me suis tournée vers le BP de l’INFL de Montreuil où il fallait que je trouve de l’alternance… mais aucune des librairies que j’ai démarchées n’acceptaient d’apprentis. Et après avoir fait deux stages en librairie, si mon intérêt pour le livre n’a pas changé, et même si j’ai apprécié mon temps passé là bas, je réalise que le côté commerce fait que je ne me vois pas là dedans sur du long terme. J’ai donc voulu faire un stage en bibliothèque mais celles proches de chez moi n’acceptent pas. Et je ne suis pas certaine non plus que cette branche là me convienne. L’édition je suis sûre que je n’en veux pas dans le domaine du livre en tout cas. Je ne peux pas non plus m’empêcher de me dire qu’être passionnée de lecture ne veut pas forcément dire qu’il faut en faire son métier. Peut-être même que c’est risqué.

Aujourd’hui je ne sais toujours pas ce que je veux faire… et c’est assez perturbant. Je me suis quand même pré-inscrite à la licence pro biblio à l’IUT d’Aix sans grande conviction mais au cas où ; d’ailleurs à l’heure où je vous écris j’ai passé mon entretien hier. Je suis de plus en plus persuadée que présentement, ce qui me conviendrait le plus serait de partir faire au pair à l’étranger pendant un an. Car j’ai la sensation que je n’arriverai pas à avancer tant que je resterai ici (c’est le cas depuis deux ans, depuis que je suis rentrée d’Afrique du Sud) et malgré le fait que d’un côté ça fasse peur, de l’autre je n’ai pas envie plus tard de regretter d’avoir raté l’occasion quand j’en avais la possibilité. Je sais qu’il y a des côtés difficiles à être loin de tous ses repères, mais honnêtement, tout ce qui m’entoure est néfaste depuis trop longtemps et je n’ai jamais vécu ma vie pour moi, ce qui est sérieusement en train de me revenir en pleine tête plus violemment que jamais.

Depuis mes environ 8 ans, j’ai sans arrêt changé d’avis : j’ai voulu être chanteuse (je ne m’en suis pas rendue compte à l’époque mais à présent je réalise que la famille m’a trop poussée à ne pas persister là dedans), coiffeuse, vétérinaire (étant archi nulle en matières scientifiques ce n’était pas la peine), prof d’anglais, dompteuse de cétacés (dieu merci je suis dans le camps opposé sur ce point là à présent), soigneuse dans un zoo (mitigée là dessus aussi), photographe reporter animalier puis photographe tout court (pas de don ni expérience et écoles sélectives et souvent coûteuses), libraire, police scientifique puis police tout court (je dois dire que mon avis là dessus devient très conflictuel avec ce qui se passe en France de nos jours), traductrice, assistante vétérinaire, comportementaliste animalière (très peu reconnu comme métier à part entière en France), bosser en agence de voyages, décoratrice d’intérieur, aromathérapeute, bibliothécaire, naturopathe. Certaines de ces idées sont toujours actuelles mais assez floues, d’autres plus du tout, et la plupart ont peu de débouchés ce qui est souvent le gros problème des personnes littéraires (et ce pourquoi nous sommes bêtement jugés) que la quasi totalité de ma famille ne comprend pas puisqu’ils sont tous dans la santé sauf deux ingénieurs ; seule ma mère est dans le domaine de l’histoire et déjà à son époque elle l’a un peu subi, hors aujourd’hui ça s’est empiré. J’ignore si j’arriverai un jour à trouver ma place.

Bref, ça a toujours été très compliqué, et si en grandissant c’est censé se préciser c’est plutôt l’inverse pour moi… Chaotique je vous dis !

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6 réflexions au sujet de « Parcours pro ? chaotique ! »

  1. Alalala comme je te comprends … pour ma part je me suis concentré sur des formations ou je savais qu’il y avait un débouchées (pas un domaine que j’apprécie des masses en revanche) et des boulots ou je savais que j’allais avoir des réponses positives (et que j’aime pas des masses non plus lol)
    ça m’a permis de passer ce satané permis, et d’économiser mais globalement j’en suis au même point :/
    Sinon je ne penses pas que tu puisse être dans le domaine vétérinaire … certes tu aime les animaux, mais je pense que c’est pour ça que ça te fera plus de mal que de bien (Les propriétaires ne sont pas forcément des gens sympa envers leurs animaux, s’en occupent mal, …et) et comme tu l’as dit dans une vidéo ou sur ton blog je ne sais plus, tu es très sensible … donc à mon avis tu vas bien sentir passer ce genre de boulot :/
    Ton projet de traductrice à l’air bien en revanche, tu aime les langues, tu aime la lecture … ça fait un bon combo non ?

    Aimé par 1 personne

    1. oui j’y ai pensé aussi, difficile d’être vétérinaire quand très sensible… je ne comprends d’ailleurs pas du tout que certains fassent ce métier et soient méchants avec eux !!! Traduction le souci c’est que sans master d’école peu accessible c’est très dur de se faire connaître donc ne vivre que de ça encore plus.

      Aimé par 1 personne

  2. Bonjour, je débarque ici après être tombée hier sur une de tes vidéos d’Afrique du sud. Mon truc, c’est de donner des conseils je ne peux pas m’en empêcher car en tant qu’hypersensible je me sens vite concernée par les problèmes des autres. Et là j’ai envie de te dire plein de choses:( je m’excuse si je tombe sur certains points à côté de la plaque je n’ ai vu que 2 vidéos Afrique du Sud, ta dernière vidéo et ce billet)
    – il existe un groupe sur Facebook « les hypersensibles empathiques » on y trouve des messages positifs, des conseils et encouragements pour ne pas se laisser bouffer par les autres, du soutien pour ne pas rester dans ses mauvaises pensées quand la vie nous a trop agressée. Bref une autre zone du net ou venir trouver du réconfort.
    – les livres, les blogs, les vidéos: c’est bien. Ça aide à penser à autre chose, ça instruit un peu ça diverti mais ce sont des activités qui ne te donnent pas vraiment le sentiment d’être acteur de ta vie et j’ai l’impression que tu as vraiment besoin de ça. Sans activité salarié, j’irai certainement toquer à la porte des associations par chez moi, histoire de me sentir un peu utile, il y a tellement de choses possible, promener les chiens à la SPA, faire de la lecture à l’hôpital, aide aux devoirs en plus des associations plus actives l’hiver. J’ai bien compris que tu étais limité au niveau déplacement parce que sans véhicule mais dans ta ville beaucoup de choses doivent être accessibles même si le trajet est plus long sans voiture.
    – l’opinion de tes parents sur ta vie: ils ne sont pas dans ta peau, ils ne peuvent pas choisir pour toi, ce n’est pas eux qui vivront la vie que tu te construis. Je sais tu as l’impression de ne rien construire en ce moment mais je t’assure que chaque nouvelle expérience même très pourrie construit les bases du magnifique château que peu devenir ta vie. Parce que si une mauvaise expérience ne t’as pas tué même si sur le moment c’est très dur, tu sauras à l’avenir que ce n’est qu’un mauvais moment à passer et tu devrais pouvoir en traverser d’autres en gardant bien plus confiance en la vie.
    – trouver son métier: au jour d’aujourd’hui je crois que c’est une utopie. On sort des études avec une formation qui normalement nous met le pied à l’étrier mais les probabilités pour garder ce métier toute sa vie sont minces. J’ai fait un BTS informatique,et j’ai été embauché pour cette compétence mais je ne fais plus d’informatique depuis des années. Ils n’avaient plus besoin des mes aptitudes en informatique. Je fais plutôt de l’administratif. Mon mari qui n’a qu 42ans avait un BTS maintenance, il a fait un peu de maintenance (réparation sur des machines industrielles) puis du dessin industriel, il a refait un BTS approvisionneur(prévision et commandes produits pour une usine ou un magasin) en alternance. Et aujourd’hui il fait une validation des acquis (VAE) en tant que accompagnateur socio-professionnelle dans tous ça il a du avoir que 2ans de chômage en tout.
    Bref tout ça pour dire que ce que tu feras dans les 6 prochains mois ne t’empêcheras pas de faire quelque chose de complètement différent dans 5 ans.
    Je poste déjà ça

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  3. Bon maintenant concernant ce que tu devrais faire ? La licence pro-biblio.? Sérieusement ? A ma connaissance il y a encore moins de débouchés qu’avec une licence de langue. Si tu veux refaire des études prends un BTS tourisme ou hôtellerie restauration ou ta licence te donnera un sérieux avantage, si possible en alternance parceque ça te donne un expérience professionnelle en même temps et donc bien plus de chance d’embauche derrière et puis ça te donne un début d’autonomie financière et ça c’est top pour pouvoir dire zut à ses parents. Tu semblais avoir des craintes vis à vis de l’alternance. C’est vrai que c’est chiant de devoir un peu bosser ses cours quand on a travaillé la journée, mais pas pire qu’après une journée de cours au bahut. Et puis quand on fait quelque chose qui nous plaît qui est concret je trouve qu’on est plus motivés. Sinon la piste jeune fille au pair peut-être intéressante aussi mais je suis plus réservée je te recommande de trouver des forums de jeunes filles au pair pour en savoir un peu plus. Si tu aimes vraiment les enfants ils peuvent suffir à te rendre l’expérience vivable même si le reste n’est pas top, mais sinon, apparemment certaines familles prennent vraiment les jeunes filles au pair comme de la main d’œuvre bon marché et corvéable à merci. Donc « warning » si tu n’es pas particulièrement sociable et adaptable. Sinon si tu es prêtes à partir à l’étranger, il y a peut-être d’autres types de job dans le tourisme qui te seront peut-être plus accessibles à l’étranger qu’en France.
    Bref tu as la vie devant toi, encore plein de pistes à explorer, il faut que tu bouges pour te prouver que tu peux avoir confiance en toi. Parce que cette confiance elle est essentielle pour réussir.

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