La lecture, remède psychologique ?

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Bonjour tout le monde. Aujourd’hui j’avais envie de parler d’un sujet assez personnel mais dans lequel n’importe quel lecteur peut se sentir concerné. Peut-être bien que j’en ferai une vidéo un de ces quatre, mais en ce qui concerne le ressenti, la psycho, tout ça, j’ai plus de facilité à trouver mes mots par écrit. Et puis c’est mieux construit, moins hésitant. Un texte ça se modifie, ça se rattrape, on efface, on reformule, on rajoute. La vidéo, une fois tournée c’est trop tard c’est fait. Alors oui on peut préparer son texte pour une vidéo mais personnellement je le fais très rarement, et si je le faisais je sais que j’aurais tendance à vouloir lire donc ce ne serait pas naturel et ça se sentirait. Mais je m’égare.

J’adorais lire petite, surtout Harry Potter ! J’aimais beaucoup aller à la bibliothèque avec mon école primaire, une semaine sur deux. Et souvent, aux récrés qui se passaient en intérieur parce que le temps de dehors n’était pas adéquat, pendant que les autres jouaient aux cartes ou autres jeux de société tout en étant bruyants, j’étais la seule à rester dans mon coin avec un bouquin. Et puis à l’adolescence c’est devenu beaucoup plus rare que je lise, j’ignore pourquoi. Je n’avais pas perdu le goût pourtant, mais la flemme j’imagine. Et puis j’avais enfin une bonne bande de potes puis un petit ami alors à cet âge là ça accaparait toutes mes pensées ou presque. C’est revenu avec Hunger Games. J’ai bien aimé le film alors j’ai eu envie de me plonger dans le bouquin ensuite. Et je n’ai pas pu décrocher. J’étais surprise parce que j’étais persuadée de ne plus jamais pouvoir être accro à un livre depuis notre ami sorcier justement. Alors ça m’a trop motivée, et je me suis remise à beaucoup lire. Et puis j’ai découvert Booktube je ne sais plus trop comment mais c’était par hasard en tout cas puisqu’une vidéo de Nine était dans mes suggestions (ne me demandez pas laquelle je ne m’en souviens pas). Pendant un an ça m’a aidée à supporter ou plutôt à fuir mon quotidien familial infernal.

Et puis je suis partie 3 mois en Afrique du Sud. Je n’ai quasiment pas lu là bas, je savais que mon rythme serait réduit mais je n’imaginais pas à ce point. Pas grave, je me disais qu’une fois rentrée en France je devrais me rattraper et serais de nouveau boulimique de lecture. Sauf que… Non. Je me suis d’abord dit que c’était parce que c’était l’été, la chaleur qui ne motive pas, tout ça. Mais passé septembre, toujours pas. Limite je me forçais. Rien à faire, des passages à vide total, d’autres moyennement satisfait, d’autres très lents, parfois une très bonne lecture et on croit que c’est reparti et puis… et puis non en fait.

Alors j’en viens au but de cet article : la psychologie. Parce que je vois beaucoup de monde dire que seule la lecture les console, les réconforte, etc. comme un médicament non chimique, bon pour la santé ! Et j’étais d’accord. Jusqu’à un certain point. Parce que si avant la lecture m’aidait, maintenant elle ne suffit plus ; et même plus loin, il faut plus fréquemment que je me force à me mettre dans un livre. Je ne sais pas comment l’expliquer. Si avant c’était une évidence de prendre un bouquin pour fuir le quotidien et ses problèmes, désormais quand ça ne va pas je n’en n’ai à l’inverse plus le goût. Alors je pense effectivement que ce remède peut aider dans des moments pas simples, mais je crois aussi que lorsque ça devient trop difficile elle n’arrivera pas à être aussi efficace et ne semblera plus aussi importante. Même si je l’apprécie toujours beaucoup, j’ai perdu cet effet de boulimie, d’enchaîner les livres, en lire le plus possible en un laps de temps court, de ne plus pouvoir décrocher, d’y penser lorsque je ne suis pas dedans, bref cet effet assez similaire à la drogue : être accro. ça arrive, parfois, quand un livre est vraiment bien à mes yeux (et même quand c’est le cas je lis quand même bien plus doucement qu’auparavant), mais cette passion a beau être encore présente elle a reculé. Ou alors c’est juste que je la vois d’une manière différente, plus mature, plus distante, dans le sens où je ne culpabilise plus de lire lentement et en faible quantité par crainte d’être moins « légitime » (voir vidéo hyper intéressante débat de Nine et Emilie sur booktube et sa légitimité) ou pour être fière. Parce qu’on peut tout autant apprécier lire même si c’est avec parcimonie finalement, et ça ne veut pas dire qu’on aime moins que quelqu’un qui lit « mieux » (donc plus rapidement et en plus grosse quantité, et plus à jour niveau nouveautés) que soi. Je me sens encore en-dessous de ces blogueurs/euses ou booktubeurs/euses plus assidus que moi parfois, surtout parce que j’ai du coup moins d’idées inspirantes pour mes propres vidéos mais j’ai beaucoup moins cette sensation d’obligation que je m’imposais toute seule : « il faut que je rattrape mon retard », « il faut que j’ai lu tels livres avant telle date », « il faut que j’ai lu tant de livre à la fin du mois » ou « j’ai moins lu que l’an dernier ça va pas, il faut faire mieux au contraire »…etc.

Enfin bref. c’est un peu brouillon et j’aimerais développer davantage le côté psychologique du fait de lire mais je ne sais pas quoi dire de plus alors je vais juste conclure sur cette phrase pour l’instant : les livres, avant pour moi c’était surtout un échappatoire pour fuir mon angoisse ; maintenant c’est un divertissement plaisant qui fait voyager mais qui n’a plus assez de force pour produire cet effet guérisseur.

Inutile de préciser que ces pensées ne concernent que moi ; je conçois tout à fait que la lecture ait pu aider des personnes dans leurs pires moments (comme un séjour à l’hôpital puisqu’un bouquin tient alors compagnie et remplace l’ennui tout en apaisant un peu de l’ambiance médicale jamais plaisante) mais comme toujours : ça dépend de la situation de la personne, de son caractère, son vécu, sa sensibilité, et tout un tas de trucs similaires.

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Une réflexion au sujet de « La lecture, remède psychologique ? »

  1. Je pense que la lecture est bien pour développer l’imaginaire, hors quand on a une angoisse ou en stress, c’est justement l’imaginaire qui marche le plus vu qu’on imagine 1001 mauvaises versions de notre situation actuelle je dirais donc que la lecture comme moyen de consolation c’est pas top.

    Personnellement, pour me de stresser, j’ai besoin de me vider la tête devant un film ou une série ou je peux débrancher mon cerveau (The Big Bang theory, ou Asterix & Obelix, ou un film que j’ai déjà vu et dont je connais l’histoire, du coup pas d’effort à faire pour comprendre l’histoire)

    Bref je pense que chacun à sa méthode et que les accro aux livres sont peut être plus facilement consolable en livre. Mais que du coup tu n’as plus l’air aussi « accro » que ça et que du coup tu fais peut être partie de la majorité des gens qui ont besoin de se déconnecter de la réalité en débranchant Mr cerveau :p

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