Afrique du Sud : les galères administratives !

pays_afrique-du-sud

On se retrouve pour la suite de mon aventure sud africaine ! 🙂

La dernière fois je vous quittais donc sur la décision de Cheetah Outreach de m’accepter et m’attendre pour janvier 2015. Il s’agissait donc à présent de s’occuper du passeport et du visa… et là les ennuis commencèrent ! Oui parce que je devais rester 4 mois, et au-delà de trois mois le passeport n’est pas suffisant. Pas de souci pour le passeport, je suis allée à la mairie et il est arrivé plusieurs semaines après. Il m’a coûté 80 euros. Mais alors le visa ce fut une toute autre histoire ! Vu que je ne serais pas rémunérée et que je serais dans une association qui accueille des volontaires internationaux, le volunteer visa était celui qui me correspondait le mieux et dont je devais faire la demande. J’ai donc téléphoné à l’ambassade d’Afrique du Sud (étant donné que je ne vis pas du tout à Paris et que j’étais en cours et partiels quasiment toutes les semaines tout au long de ce 5eme semestre) pour qu’ils m’envoient le dossier à remplir avec la liste des documents nécessaires. Et j’ai attendu, et attendu, et encore attendu… et ça ne venait pas, toujours rien dans la boîte aux lettres.

45243_le_cap_cape_town_en_afrique_du_sud

Je restais donc en contact avec Caroline (de Kunjani) par échanges de mails et elle s’inquiétait parce qu’il fallait plusieurs semaines pour qu’un visa soit fait et moi je ne pouvais pas me déplacer jusqu’à Paris (niveau emploi du temps comme niveau financier), elle craignait donc que je ne l’ai pas à temps pour arriver en janvier. Une de mes profs de cours de TD anglais (traduction, langue des affaires, et tourisme) s’inquiétait également et me confirmait que ça pouvait prendre beaucoup de temps. Mes parents avaient d’ailleurs déjà payé le billet d’avion via un site web low cost… de toute façon il est nécessaire pour le visa, de même qu’une preuve de logement et de l’endroit où je vais travailler ainsi que les dates. Je reviendrai sur le vol plus tard dans l’article, ça aura plus de sens. Par sécurité, nous avons donc décidé toutes les deux de décaler mon arrivée en Afrique du Sud à mars plutôt que janvier, histoire d’être sûre de bien tout avoir à temps sans trop stresser, et en prévenant bien sûr Cheetah Outreach, qui m’attendait.

Le dossier enfin reçu, nous avons réuni toutes les pièces et eu la surprise de voir que des documents administratifs devaient être traduits en anglais par une traductrice officielle agréée par le tribunal… ce qui nous a coûté bien 100 euros ! 50 euros le document… dont un qui ne faisait qu’une dizaine de lignes à peine que j’aurais pu traduire moi-même avec l’aide de ma prof de fac ! sauf que non, impossible vis à vis de la loi administrative, évidemment… alors du temps qu’on réunisse tout et que la traduction soit faite il a dû se passer une semaine ou deux et moi j’étais en pleins partiels, exposés et cie. Vu qu’on avait qu’un semestre sur deux à la fac d’Avignon (de septembre à décembre quoi), les notes et devoirs à faire n’arrêtaient pas, pas le temps de souffler une seule semaine !

Mais pour gagner du temps et être sûres que ce soit bien reçu, ma mère et moi avons décidé de nous rendre directement à l’ambassade à Paris plutôt que de tout expédier par la poste. Et dépenses pour le ouigo. Heureusement on a eu la possibilité de dormir une nuit chez mon cousin ce qui évitait de payer encore plus : impossible d’avoir 2 ouigo dans la même journée et le TGV normal est franchement cher. L’énorme HIC mais qui n’était absolument pas prévu, c’est qu’on débarquait début janvier… soit quelques jours à peine après les attentas de Charlie Hebdo… ça a un peu inquiété ma grand mère, mais pas le choix, pas moyen d’annuler non plus. Plus encore, on y était le jour J des fusillades et prises d’otages… même si on ne l’a su qu’une fois rentrées à l’appartement de Louis. Ce cher cousin m’envoyait des textos inquiets quand on était dans le métro d’ailleurs (puisqu’il n’était pas présent ce week-end là). Mais je pense que je ferai un autre article à ce sujet donc revenons-en à l’aventure Visa Sud Africain ! Comme par hasard, le ouigo avait une bonne demi-heure de retard… L’ambassade ferme à midi et pour faire un visa ce n’est ouvert que le matin (et le lendemain matin on était dans le train du retour)… donc l’angoisse de pas arriver à temps parce qu’il faut déjà le temps du TER de Marne la Vallée jusqu’à Paris puis aller au Quai d’Orsay, et on peut pas dire qu’il ne soit pas long, donc également le temps de trouver l’ambassade sans se tromper de sens ! Résultat on est arrivées à midi moins cinq et Dieu merci, le mec a bien accepté de nous recevoir, juste le temps de déposer le dossier et de nous dire qu’on s’y prenait vraiment à l’avance pour mars et qu’on recevrait le visa à temps sans problème. OUF !

passeport-francais

Alors plus d’inquiétude à avoir, pas vrai ? A part l’éventualité que le visa me soit refusé : Caroline m’avait prévenu que les lois avaient changé et qu’on les accordait moins facilement qu’avant mais qu’elle n’avait encore jamais eu de refus total avec un stagiaire  (alors que du retard oui). ça devait prendre à peu près 2 mois à arriver si je me souviens bien. On avait même laissé une enveloppe chronopost avec le dossier pour le recevoir le plus vite possible une fois qu’il était fait (expédié sous les 24h je crois). Sauf que 2 semaines avant, toujours pas reçu. Donc appel téléphonique à l’ambassade qui nous dit qu’il n’y a pas de souci, qu’on le recevra à temps. Puis une semaine avant, toujours rien. Re appel, le mec nous dit que le visa est là, il l’a sous les yeux dans l’enveloppe, prête à être envoyé. 2 jours après, TOUJOURS PAS alors on appelle encore, et le mec répond encore qu’il l’a sous les yeux, toujours pas parti… Et nous, autant d’un point de vu financier que pratique, pas de possibilité de remonter sur Paris pour aller le chercher. Mon cousin étant en école d’ingénieur pas à Paris même et terminant les cours vers 18h, impossible pour lui de le récupérer pour nous vu les horaires de l’ambassade. Pareil pour sa soeur qui travaille. Donc deux jours avant mon vol, je n’avais toujours pas de visa. Ma mère téléphone donc ENCORE en précisant que j’étais censée prendre l’avion le dimanche (et qu’on était vendredi, et elle n’était pas sûre que le chronopost livre le samedi) et l’autre s’est montré désagréable en disant qu’il avait déjà répondu et dit qu’il serait envoyé et livré à temps. Je ne vous explique même pas le stress, la panique à bord ! Et mon père qui en rajoute, résigné, pensant que je ne pourrai pas partir et ne réagissant absolument pas lorsque je lui fais remarquer que j’aurais fait TROIS ANS d’études pour RIEN si je ne partais pas car impossible de valider ma licence sans ça. Résultat nous l’avons ENFIN reçu le samedi, donc la VEILLE de mon départ et alors que nous nous apprêtions à partir pour Toulon afin de dormir chez ma marraine puisqu’on avait pris un billet partant de l’aéroport de Nice (ce qui réduit donc le temps sur la route puisque j’habite à Orange). En bref, à peine le temps de dire Ouf !

Je sais pas si c’est comme ça pour toutes les ambassades, mais franchement ils gèrent pas là ! Caroline (Kunjani) s’inquiétait également. On avait déjà repoussé la date à 2 mois plus tard pour être sûres d’avoir bien le temps et voilà le résultat quoi — » Je pense que le mieux c’est vraiment de se déplacer en personne jusqu’à l’ambassade, mais après voilà, on habite pas tous à Paris et ça nécessite des frais supplémentaires qu’on a pas forcément les moyens de dépenser et qui peuvent être évités. On avait déjà dû payer 150 euros de plus pour décaler la date du vol à 2 mois plus tard (frais d’agence)… Sans aller dans les détails, nous sommes dans de très grosses difficultés financières (comme je l’ai dit dans le dernier article, sans le CROUS je n’aurais jamais pu partir et faire tout ça et donc valider mon diplôme) alors comme le dit l’expression : je ne m’appelle pas Crésus !

aroundtheworld.1122636480.sa_077

MAIS ce n’est pas fini ! Parce qu’une fois arrivée à l’aéroport de Cape Town, big surprise : la femme qui vérifie les papiers me demande pourquoi j’ai un visa, ce à quoi j’ai naturellement répondu que c’était parce que je restais plus de 3 mois. Et c’est là qu’elle m’apprend que non : il est écrit sur mon visa que je suis autorisée à rester sur le territoire 72 jours, pas un de plus ! Conclusion ? J’ai demandé un visa volontaire car durée de séjour supérieure à 3 mois, on m’a donné un visa touriste de 72 jours maximum… DONC payé un visa pour RIEN étant donné que si l’on reste 3 mois ou moins, le passeport à lui seul suffit ! Les autres volontaires avec qui j’ai pu discuter me l’ont confirmé puisqu’il restaient quasiment tous 2 mois, 2 moi 1/2 à Cheetah Outreach puis se laissaient environ 2 semaines pour voyager dans le pays avant de rentrer chez eux, et aucun d’entre eux n’avait de visa. Peut-être que ça dépend des pays mais non, d’après la réaction de Caroline quand je lui ai expliqué ça lorsqu’elle est venue me récupérer à l’aéroport, c’est clairement du foutage de gueule. Sans parler bien sûr de fait que mes parents ont ENCORE du faire un changement de date pour le vol du retour cette fois-ci, ce qui a encore engendré des frais de 150 euros et qui fait qu’au final on aurait mieux fait de prendre direct un Air France plutôt que Turkish Airlines (choisi pour question d’économies) puisqu’avec 2 fois des frais supplémentaires, j’en arrivais au même prix (et même au-delà) que le haut de gammes ET que je n’aurais pas eu d’escale (qui nécessite de changer d’avion et attendre des HEURES dans l’aéroport) avec cette compagnie bien réputée. Mais tant pis, c’est fait, c’est fait !

N’empêche que BEAUCOUP d’argent a été jeté par la fenêtre dans toute cette histoire et ça c’est vraiment pas cool ! Pas cool du tout. Car si je fais le calcul : traduction docs nécessaire pour le visa + visa + 2 changements de date du vol = j’en arrive à 350 euros ! J’ai appris par la suite par une anglaise qui prenait aussi la compagnie turque qu’elle était passée directement par eux et non via un site web / agence comme moi qui se prenait des frais, ce qui fait que lorsqu’elle-même a dû changer sa date de retour ça ne lui a coûté que 50 euros, ce qui est largement plus raisonnable. Et dernière chose par rapport à tout ça, c’est que Cheetah Outreach comptait sur moi jusqu’à fin juin alors que j’étais obligée de partir fin mai pour ne pas être hors la loi. Mais je reviendrai là-dessus dans un autre article car j’ai bien galéré pour réussir à enfin les prévenir et je m’éloignerais trop du thème de cet article-ci.

Turkish-Airlines

VOILA VOILA. THANK YOU EMBASSY ! Donc si j’ai un conseil à vous donner : faites bien gaffe à où et comment vous achetez votre billet d’avion ! S’il vous est financièrement possible de passer par une agence de voyage (plutôt physique que sur internet selon moi) qui s’occupe de tout à votre place, je pense que ça peut être pas mal mais je ne connais pas assez pour vous l’assurer. ça vaut peut-être plus le coup pour un voyage touristique plutôt que pour une durée de plusieurs mois dans un autre pays. Ce n’est pas comme si j’avais souvent voyagé ni beaucoup d’expérience à l’étranger (hélas), je ne suis donc pas du tout la mieux placée pour vous éviter de vous planter / faire piéger. Ici je voulais juste témoigner de ce que moi j’ai vécu, comment et pourquoi. Selon combien de temps vous comptez rester, faites bien attention aux papiers officiels nécessaires et je vous déconseille fortement de rester plus longtemps que ce à quoi vous êtes autorisés, les conséquences peuvent être graves voire dangereuses selon dans quel pays vous vous trouvez. Si vous pouvez vous faire aider, faites le (j’aurais eu bien trop peur sans Caroline) (surtout si c’est votre première fois seul(e) relativement loin de chez vous et plus encore si vous êtes stressé(e) de la vie comme moi lol c’est plus rassurant, autant pour vous que pour vos proches) et renseignez vous bien sur TOUT. L’improvisation ça peut avoir du charme mais faut pas trop en abuser non plus. J’ai jamais compris comment faisaient les globe-trotters d’ailleurs ! Pour ma part, je ne me risquerais pas à visiter un pays dans lequel il n’y a aucune ambassade française puisqu’en cas de souci il n’y a qu’elle qui peut nous protéger ; pour moi la sécurité prime dans un pays que je ne connais pas ; mais ça c’est subjectif.

1cheetah-gc590a.jpg

C’est en écrivant au fur et à mesure que je me rends compte que j’en ai encore pas mal à dire et que j’aurais dû le faire bien plus tôt pour avoir les souvenirs plus frais. Désolée pour les trous de mémoire (par exemple quels documents devaient être traduits, je ne parviens pas à m’en rappeler et ma mère non plus). Je vous dis à la prochaine fois pour un autre article sur Cheetah Outreach ou plus largement l’Afrique du Sud. Je ne sais pas encore de quoi traitera le prochain, j’y réfléchis. Merci à vous qui m’aurez lue jusqu’ici et bisous ! 🙂 ❤

Publicités

Une réflexion au sujet de « Afrique du Sud : les galères administratives ! »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s