Cheetah Outreach : comment j’en suis arrivée là

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Plus d’un an après, j’avais envie de vous raconter un peu mon expérience à Cheetah Outreach, où j’ai fait mon stage de dernier semestre de licence. J’avais envie de faire des articles à ce sujet dès la création de mon blog de toute manière. Et puis les mauvaises nouvelles et l’hiver ne s’y prêtant pas, j’ai un peu beaucoup repoussé les choses. ça se passera donc par étapes, si je mets tout en un seul article ce sera BEAUCOUP TROP long. Et je trouve ça plus sympathiques de lire par « épisodes ».

Aujourd’hui je vais donc me contenter de vous expliquer mon cheminement qui m’a menée à cette association.

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J’ai fait une licence LEA (langues étrangères appliquées) anglais + espagnol à l’université d’Avignon, et le dernier semestre est obligatoire pour tous à l’étranger. ça a du bon de nous forcer, mais pas que, car pour ceux qui ne bénéficient pas du CROUS (et donc pas non plus des bourses de mobilité internationale) et n’ont pas les moyens de partir, ils sont bloqués… vive l’égalité ! Surtout que la fac c’est censé être le seul moyen de faire des études supérieures pour presque rien contrairement aux écoles. D’ailleurs j’insiste sur le fait que si je n’avais pas été boursière, je n’aurais jamais pu valider mon diplôme… Mais bref passons… On avait donc le choix entre Erasmus ou un stage. En ayant à l’époque déjà ras le bol du système universitaire, je savais déjà que je préférais faire un stage. Evidemment on a eu pas mal d’explications sur les deux systèmes et ça a confirmé mon idée. D’ailleurs Erasmus a quand même pas mal la réputation d’être fait pour les fêtards, ce qui n’est absolument pas mon cas. Je trouvais donc qu’un stage faisait plus sérieux sur le CV, et puis en plus de pratiquer la langue il permettait de gagner une expérience professionnelle plutôt que d’aller en cours comme en France. Mais ça impliquait forcément de la motivation pour beaucoup de recherches de stage.

 

drapeau-irlande-avec-trefle-150x90cm-trefle-iAu départ je pensais beaucoup à l’Irlande. Je sortais de ma période Merlin (série tv britannique) et j’adorais l’accent de Colin Morgan lors des interviews, en plus des paysages magnifiques que je n’ai encore jamais eu l’occasion de voir. Et puis j’accroche plutôt pas mal à la mentalité britannique, bien que certes, il y ait des différences entre anglais, écossais et irlandais, et que je n’en sais pas assez du tout pour vous dire de quelle manière. Angleterre c’était trop banal lol et Ecosse, hors de question : je ne comprends RIEN à leur accent et ne le trouve pas agréable à l’entente. Je craignais un peu que la météo me déprime cependant : pas de soleil et de ciel bleu de ma Provence en Irlande !

 

drapeau-australieEnsuite je me suis dit que, vivant en Europe, j’aurais un jour l’occasion d’aller en Irlande et qu’il fallait peut-être que je profite d’avoir des aides financières pour aller plus loin, car j’aurais moins de facilités toute seule. J’ai donc pensé à l’Australie, car je rêve tellement d’y aller depuis des années ❤ Mais la distance ENORME avec mon pays me faisait peur… et ce n’est pas simple d’y aller et d’y trouver un stage, la vie est également assez coûteuse.

 

pays_afrique-du-sudC’est donc en vagabondant un peu sur internet où faire un stage dans un pays anglophone que je tombe sur l’Afrique du Sud, à laquelle je n’avais pas pensé. Pourtant, c’est un voyage qui me faisait rêver depuis longtemps aussi mais qui, je pensais, prendrait des années avant de pouvoir se concrétiser. Et c’est là que je découvre que la vie n’y est pas chère du tout comparée à l’Europe, ET qu’il n’y a quasiment pas de décalage horaire avec mon pays natal. J’ai donc pas mal réfléchi car la distance fait toujours peur surtout quand on n’a jamais jamais voyagé à l’étranger sans ses proches. Mais en prenant en compte le fait que c’était peut-être ma seule occasion de faire plus ou moins facilement quelque chose dont je rêve puisque j’ai des aides de l’université, que le climat y est agréable, que je n’aurais pas trop à compter mes sous tous les jours comme j’aurais à le faire en Irlande et qu’il y a moyen de garder contact assez facilement avec mes proches, sans compter que c’est plus exotique, plus original, et donc un plus pour le rapport de stage et le CV… et avec l’appui de ma mère, je me suis dit let’s go ! Même si je savais qu’au moment de partir je serais très probablement en flip.

J’ai donc pris contact avec le site web Kunjani sur lequel je suis tombée via google qui est une agence de placement de stagiaires en Afrique du Sud, et plus précisément en région du Cap (qui me tentait bien davantage que Johannesburg). La personne qui s’est occupée de moi (Caroline) est française et s’est révélée vraiment très efficace en plus d’être très gentille ! ça a eu un coût certes mais pas non plus démentiel (550€) et que j’ai dépensé grâce à mes bourses du CROUS (j’étais à l’échelon 6 si je me souviens bien). Et franchement, vu tout ce qui était compris, c’était vraiment le top et rassurant quand on part pour la première fois loin de chez soi dans un pays pas aussi sécurisé que le sien : aide pour trouver un stage et prise de contact avec l’entreprise, aide pour trouver un logement et prise de contact avec le propriétaire de celui-ci, me récupérer à l’aéroport pour m’emmener au logement et faire les présentations, et idem au retour, me récupérer au logement pour me conduire jusqu’à l’aéroport.

cologoCaroline m’a donc demandé dans quel domaine je souhaitais faire mon stage, ce à quoi j’ai répondu que je faisais des études un peu orientées vers le tourisme mais que j’étais également passionnée par les animaux. Elle m’a donc proposé plusieurs choix, par ordre de probabilités d’être prise. La toute dernière (et donc la plus difficile) était un organisme de protection du guépard. J’ai tout de suite buggué grave en lisant cette proposition-là étant donné qu’être en contact avec des animaux de la savane m’a toujours fait rêver mais que je pensais vraiment ne pas pouvoir le faire avant mes environ 30 ans, d’autant plus que j’avais vu un documentaire sur les guépards et les lions environ un an ou deux auparavant, que j’avais adoré (Félins, de Disney). Je lui ai donc précisé que c’était vraiment l’option qui m’intéressait le plus même si j’avais compris que j’avais peu de chances. Elle m’a gentiment répondu qu’elle allait essayer de faire en sorte que ce soit possible et pris contact avec Cheetah Outreach. Drôle de hasard, puisque je connaissais déjà leur page Facebook que je suivais et sur laquelle je bavais chaque fois que je voyais des photos de gens en train de caresser ces bêtes magnifiques. ❤

Peu de temps après, elle a fait l’intermédiaire entre C.O. et moi : l’organisation voulait s’assurer que je parle bien l’anglais car plus de 80% du travail que j’aurais à faire serait de parler avec les touristes, c’était donc un impératif. J’ai donc reçu un document par mail avec des explications sur l’association et un petit questionnaire auquel répondre pour voir si j’avais bien tout compris, ce qui a été le cas. Caroline m’a ensuite dit qu’il me serait possible de loger chez l’habitant, une dame qui habite à 15min à peine en voiture de Cheetah Outreach, et qui est en contact avec eux pour ça d’ailleurs, pour loger des volontaires, ce qui m’a tout à fait convenu. Elle s’appelle Marietjie et C.O. lui ont demandé de confirmer ma capacité à communiquer en anglais après un entretien skype. Il y avait un bug je n’ai donc pas pu entendre ce qu’elle me disait mais elle, elle m’entendait, donc elle m’écrivait et je répondais à l’oral. ça a été un succès… Et Cheetah Outreach m’attendait pour Janvier 2015. Je n’arrivais juste pas à le réaliser 🙂 Il ne me manquait plus que le visa et le billet d’avion !

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Je vous retrouve donc dans de prochains articles pour vous parler plus précisément du logement, de l’association et des galères auxquelles j’ai du faire face niveau administratif ! En espérant que ça vous plaise 🙂 Peut-être ferai-je des vidéos à ce sujet. J’en avais envie en rentrant mais c’était trop frais, et maintenant ça me parait déjà trop loin pour être bien fait lol à voir, si mon rapport de stage me remémore tout bien de façon ordonnée 🙂 Bisous ❤

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3 réflexions au sujet de « Cheetah Outreach : comment j’en suis arrivée là »

  1. Je ne savais pas tout cela, mais tu donnais envie de voyager avec toutes tes photos. Ça a du bon comme du mauvais comme tu dis, les gens qui n’ont pas pu finir les études (pas de bourses) c’est pas facile la France comme le Québec. Dur de finir des études quoi. Heureusement, tu as pu. Bref, ça donne envie de voyager, j’espère sincèrement un jour pouvoir te rencontrer. 🙂

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