Doutes…

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Cette année 2016 aura jusqu’ici été bien plus qu’éprouvante… et c’est pas fini… mais j’espère pouvoir bientôt prendre la fuite, enfin. Même si quelque part ça fait peur, et mal. De laisser ma maman affronter ça toute seule alors qu’elle se tue à la tâche et mérite 1000 fois mieux, de tourner le dos à ce que j’ai connu pendant longtemps, renoncer à des choses qui me rendaient heureuse autrefois (que j’ai perdues ou bien qui ne suffisent plus à me retenir)… mais j’en ai besoin. Peut-être pas définitivement mais si je reste encore ici, non seulement je continuerai à faire du surplace mais je m’enfoncerai encore davantage. C’est comme si j’étais une statue au beau milieu d’une place, et je regarde tout le monde vivre autour de moi sans pouvoir bouger d’un millimètre. Maintenant ça suffit. J’ai déjà assez de mal comme ça à respirer. Et c’est pas qu’une image. Je n’ai jamais fait de crises, de malaises. Mais cette sensation d’étouffer, de nausée, elle est fréquente, au sens figuré mais aussi au sens propre. On m’a déjà fait plusieurs fois la réflexion que j’étais en apnée d’ailleurs. Et c’est vrai. Et ce ne sont pas des proches qui me l’ont dit. Mais le truc c’est que je ne sais plus comment respirer normalement, comment détendre mon corps ; il suffit pas de me dire d’arrêter pour que paf ! magie, j’y parvienne ; ce serait tellement simple. Donc je le sais, et y’a des soirs où je le sens vraiment, physiquement, mais je n’ai pas de solution. Alors j’ai besoin de changer de vie. Quitte à revenir plus tard, en n’étant plus la même et avec beaucoup de recul, j’en sais rien. Peut-être, ou pas. Ce que je sais c’est que je ne me sens plus du tout à ma place. A plusieurs niveaux différents. C’est la faute de tout le monde et de personne à la fois. Je suis ultra sensible, alors ça y joue très certainement. C’est quelque chose que j’ai mis longtemps à comprendre et encore plus à accepter mais ce sera toujours comme ça ; maintenant faut apprendre à le gérer et j’ai encore du mal, surtout dans ces conditions. Je sais pas si je ferai un article à ce propos, c’est très personnel et tellement complexe et unique à chacun que c’est extrêmement difficile à expliquer de manière à ce que les autres le comprennent, à moins d’être également concerné, et encore. Sans compter que ça peut aussi équivaloir à tendre le bâton pour se faire battre, donc non merci. Cet article-ci risque d’être un peu brouillon et de partir dans tous les sens, j’en suis désolée.

Depuis que je suis rentrée d’Afrique du Sud il y a déjà plus d’un an, plus rien ne va. Les deux seules « choses » qui me fassent m’accrocher encore (booktube, et mon combat pour les cétacés en captivité) sont tout de même un peu fragiles ; si c’étaient des barres d’équilibre j’aurais déjà tangué plusieurs fois dessus. Autrement, niveau individus c’est ma mère et… mon chat. Ouai, ça peut paraître débile, on pourra encore me sortir que j’ai pas le sens des priorités, mais y’a que cette petite boule de poils et ses ronrons qui arrivent à me faire sourire et m’apaiser un tout petit peu dans cette baraque. Je vais pas revenir sur ce que j’avais déjà écrit dans mon article détresse en avril, inutile de me répéter. Le truc fort avec mon Saphir vous voyez, c’est qu’il a fait une entrée dans la vie assez violente, et même s’il ne peut pas s’en souvenir je suis sûre que ça a laissé des traces. Ce n’est pas moi qui l’ai trouvé dans ce sac plastique avec ses frères dans la poubelle, pas moi non plus qui l’ai sevré. Mais parce que je sais ce qui s’est passé, et parce qu’il est arrivé au moment où tout avait commencé à dégénérer autour de moi et qu’il apportait donc un petit apaisement, je m’en sens extrêmement responsable. Alors je pensais pas pouvoir être aussi proche d’un animal que je l’avais été de ma petite coton de Tuléar, Nelly, décédée début 2012 et qui me manque encore beaucoup aujourd’hui quand j’y repense. Mais c’est différent. Nelly j’ai grandi en même temps qu’elle, toute mon enfance et adolescence. ça a été atroce, d’autant plus que je ne m’étais pas encore totalement remise de ma rupture (ouai, je suis lente) et que j’oublierai jamais comme elle semblait comprendre à quel point j’allais mal ce jour là puisqu’elle n’était pas de nature câline mais s’approchait de moi, me regardait puis regardait ma mère. J’ai une autre chienne mais nous n’avons jamais été très proches elle et moi. Saphir, c’est un petit être qui n’a pas été élevé par sa mère, ni sevré par son lait, ce qui a engendré une fragilité lors de ses premiers mois, et que j’ai accueilli par envie d’un petit compagnon à sauver de l’abandon et duquel prendre soin. Alors ça risque de paraître excessif pour certains mais c’est pourtant exactement ça : je suis sa maman, c’est mon bébé, point. Pas biologique évidemment, trop gâteuse, au point de l’énerver, je sais, mais c’est ainsi. Je suis certaine à 1000% que le jour où je le perdrai, ce sera l’une des (et non pas LA) pires douleurs que j’aurai jamais à vivre. Alors oui, quand je dis qu’il me fait tenir, je n’exagère pas. Déjà parce que j’ai la responsabilité (que je ne perçois absolument pas comme un fardeau) de m’occuper de lui qui fait que je n’ai pas le droit d’abandonner. S’il lui arrivait un truc à cause d’une négligence de ma part, je ne me le pardonnerais pas. Il a déjà réussi à me faire culpabiliser plusieurs fois ce petit fripon ! Lors de mes trois mois à l’autre bout de la planète il m’a énormément manqué, et ma mère me le montrait via Skype (et en entendant ma voix il avait parfois l’air de se demander d’où ça venait, c’était rigolo ^^). J’espère qu’en changeant de vie, je pourrai l’emmener avec moi de temps en temps car ce serait un déchirement que de ne pouvoir le voir qu’environ une fois par mois et ne plus sentir sa présence la nuit (même s’il me réveille à l’aube !). Mais je conçois qu’il lui soit difficile de s’y habituer… il tient trop à son jardin lol Paragraphe animal (qui n’était même pas prévu) clôturé, revenons-en au début.

Parce que cette année est très difficile à vivre pour moi, je n’ai fait que me fragiliser au fil du temps. Je change d’humeur plusieurs fois dans une même journée, et j’ai hyper facilement envie (et peut-être besoin) de pleurer. Et pour en venir au but initial de cet article : les doutes. Je n’ai absolument aucune confiance en moi. J’ai jamais vraiment réussi à ce niveau, mais ça s’était amélioré avec l’Afrique du Sud, je l’ai senti à mon retour, j’étais plus celle qui était partie. Sauf qu’aussitôt rentrée (on va dire deux semaines après), les choses (sans préciser lesquelles) se sont accumulées en très peu de temps alors c’est descendu en flèche pour en revenir à un niveau aussi bas qu’il y a quelques années. J’ai l’impression d’être bonne à rien même si c’est faux. Même sur Booktube j’y ai perdu de l’assurance même si ça ne se voit pas puisque je ne filme que quand je me sens bien (alors que c’est ce qui m’aidait et la raison pour laquelle je m’étais lancée, prendre confiance), j’ai l’impression de ne rien faire de bien, que ça ne plait pas. Et je sais pas quoi faire de plus ou de moins pour que ça s’améliore et attire plus d’intérêt. Il y a aussi le fait qu’il y avait certaines personnes avec qui j’échangeais beaucoup avant et avec qui je m’entendais vraiment bien, mais avec qui il n’y a plus rien à présent qui fait de la peine… J’ai aucune envie d’arrêter mais je me sens un peu triste et seule parfois. Je sais bien que c’est pas le nombre d’abonnés qui compte mais ce qui m’intéresse le plus dans cette communauté c’est vraiment l’échange, et rien ne me fait plus plaisir que des commentaires propres à la discussion. Même quand je fais de nouvelles connaissances qui ont déjà leur « groupe », j’ai toujours peur de déranger, de m’incruster, d’être en trop, et je mets moi-même une distance avec les autres quand eux n’y pensent peut-être même pas et tout ce que j’y gagne c’est de me rendre triste toute seule en me disant que je les saoule quand c’est pas forcément vrai. ça vient peut-être du fait que c’était le cas lors de mon année de 3eme qui a été la pire de toute ma scolarité, je sais pas. Quand on ne répond pas à mes messages, idem, il m’arrive de me dire que j’ai fait un truc qui n’a pas plu, que la personne n’a pas envie. Paranoïaque, je sais, mais c’est bien parce que je me remets non stop en question même quand je ne suis pas en tord et les fois où j’ai été fière de moi se comptent sur les doigts de la main. Et mon séjour en Afrique m’a un peu blessée de ce côté-là, dans le sens où je n’ai eu de nouvelles de quasiment personne, dont certains que je me croyais proches ; c’est moi qui devais écrire alors que c’est moi qui étais partie, hyper loin… je trouve pas ça logique.  Alors je suis du genre à préférer m’éloigner plutôt que souffrir de déceptions de non réciprocité… J’ai souvent eu l’impression que je tiendrai toujours plus aux personnes qu’elles ne tiennent à moi. J’ai jamais eu la sensation de manquer à qui que ce soit à part ma mère. ça peut paraître enfantin, voire égocentrique, j’en sais trop rien. Mais depuis que je me suis acheté un petit cahier de développement personnel sur les blessures du coeur, je pense pouvoir mieux l’expliquer comme ça : c’est celle de l’abandon qui parle, et me domine, et ce depuis toute petite puisque je faisais déjà des cauchemars liés à ça. D’où est-ce que c’est parti j’en sais trop rien mais je sais ce qui l’a accentuée par contre.

J’ai changé ces deux dernières années plus que jamais. La peur a fait en sorte que je me retrouve complètement perdue, sûre de rien ni de personne. Et surtout pas de moi, à tourner en rond et me cogner aux murs, et retomber dans la sensation désagréable de ne pas m’aimer (alors que j’y étais enfin arrivée un peu avec beaucoup de temps et une expérience à l’étranger) et me descendre toute seule dans ma tête ; et même à entendre résonner une phrase qui m’a fait plus de mal que je n’ai voulu l’admettre sur le coup, même si je sais que c’est exactement ce que cette personne voulait, et qu’elle n’avait pas forcément raison non plus, c’est dans ma tête. Parfois je ne sais même plus si j’ai encore de véritables amis. Des personnes que je connais depuis longtemps, que je vois encore oui, avec qui rigoler, discuter, oui. Mais sur qui vraiment compter, qui me connaissent véritablement et l’acceptent, voire comprennent ? Pas sûre… Je ne me sens plus vraiment à ma place et me sens comme coincée dans le moule de celle que je ne suis plus. C’est ni leur faute ni la mienne. Ou les deux. Ils peuvent pas comprendre (même moi j’ai beaucoup de mal à l’expliquer) et je leur en veux pas. C’est comme ça, c’est tout.

Tout ça pour résumer cet article en un seul mot : DOUTES. J’avais juste besoin de me libérer un peu là-dessus. J’espère que ça n’a pas paru aussi désespéré que mon dernier article blabla. Parce que le but de celui-ci était différent dans le sens où je ne veux pas exprimer une sensation de sables mouvants noirs dans lesquels je patauge et m’enfonce toute seule, mais plutôt l’incertitude, une tristesse peut-être un brin nostalgique, et comme la quasi-certitude irrationnelle qu’un changement de vie m’est nécessaire, qui ne soit pas pour autant forcément définitif. En bref, comme un tremplin pour enfin rebondir.

Et je tiens quand même à remercier Maëva, Kévin, Camille et Fanny pour leur présence ❤ Il y a quelques autres personnes pour lesquelles je suis également reconnaissante mais ce sont eux avec qui j’échange le plus et qui me suivent régulièrement sur la toile.

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