Tendre veillée, Scarlett Bailey

livre

Résumé : Lydia a toujours souhaité vivre un Noël parfait. Aussi n’hésite-t-elle pas une seule seconde quand ses meilleures amies l’invitent à réveillonner avec elles. Au programme, feux de cheminée et marrons chauds, le tout dans un décor digne d’une carte de voeux. Quand elle se retrouve bloquée par la neige en compagnie de son petit ami, de son ex et d’un irrésistible inconnu, son Noël idéal est sérieusement mis à mal. Mais bon, trois rois mages, c’est la tradition à cette époque de l’année…

 

408 pages.

 

 

Mon avis : Encore un petit livre dans la veine romance de Noël que j’avais dans ma biblio depuis un an. Et comme let it snow, je ne me voyais pas du tout lire ça à une autre période que l’hiver. Alors lui aussi je l’ai sorti pour le cold winter challenge. Après les fiancés de l’hiver, histoire de couper un peu et prendre du recul en changeant de style au lieu de me lancer directement dans le tome 2. Mon ami Kévin, que vous pourrez connaître un peu mieux sur sa page facebook lumen-diary, l’avait beaucoup apprécié. Pour ma part, je crois tout simplement que les romances ne sont pas faites pour moi.

Non pas que j’ai détesté ce livre, loin de là, je l’ai apprécié, il est joliment écrit et en période de Noël cette lecture est parfaitement adéquate et réchauffe le coeur ! Mais les romances et moi, on s’entend pas. Pourtant j’ai toujours eu l’âme romantique. Et il y a beaucoup de couples de films ou livres que j’aime vraiment beaucoup. Mais déjà, quand c’est trop fleur bleue, ça a tendance à un peu m’énerver et je trouve ça assez irréaliste. Ensuite, s’il y a des histoires d’amour que j’adore dans certaines sagas (comme Tris et Tobias de divergente par exemple), le fait est que le livre ne traite pas uniquement du couple en question, justement il fait partie de l’histoire mais ce n’est pas le thème principal de l’histoire, ce n’est pas le but. Et c’est là une grosse différence. – L’exception indétrônable c’est Roméo et Juliette, mais là c’est un drame, ça n’a rien de mignon ! – Mais surtout, surtout, et ça c’est uniquement personnel et ultra subjectif, je crois que ce sentiment là m’a tellement fait de mal que je n’arrive pas à lire de romance sans en souffrir, parce qu’il est inévitable que je m’y reconnaisse à un moment ou un autre et qu’il m’est donc impossible de me « détacher » puisque des souvenirs me remontent… alors c’est presque comme si je me lisais moi-même. Ce qui fait que le livre a beau être assez fin en soi, je mets une éternité à le lire pour ces raisons là : parce que je m’arrête, me rappelle, pense, me sens triste voire blessée selon ce qui arrive aux personnages et ce qu’ils ressentent ou leur façon de réagir, m’énerve, et donc ce genre de lecture ne m’apporte que de la frustration, et même l’inverse total de ce que je recherche dans un bouquin, qui est justement de fuir ce qui peut me faire mal dans la vraie vie…

Alors le problème n’est absolument pas le genre ni même l’histoire mais moi et seulement moi. C’est pourquoi depuis Tendre veillée j’ai décidé d’arrêter de lire des romances puisque ça ne m’apporte rien de bon et me fait perdre mon temps que je pourrais utiliser à lire un autre livre qui me ferait m’évader même s’il y a un couple d’inclus dans l’univers (et c’est là le paradoxe puisqu’une histoire sans amour du tout ne me satisfait pas pleinement non plus car il y manque un truc, sauf exception comme la saga de l’épouvanteur par exemple). Du moins jusqu’à ce que je sois réconciliée un jour avec l’amour ce qui est loin d’être gagné.Et c’est pour ça que j’ai un peu de mal à vous faire une chronique concrète de ce livre là. Mais j’essaie de ce pas, promis !

Tendre veillée ça se passe dans un joli manoir en pleine campagne d’Angleterre sous la neige en pleine période de Noël. Des amies de longue date se retrouvent toutes chez l’une d’entre elles, accompagnées de leurs conjoints voire enfants. L’hiver est tel qu’en cas de conflit il est impossible de prendre sa voiture pour rentrer chez soi puisque la neige bloque tout. Et c’est peut-être là un indice de magie de Noël : empêcher les fuites pour forcer les proches à se réconcilier et passer une fête de fin d’année chaleureuse dont le but premier est censé être l’amour et le soutien entre personnes qui s’aiment. Ce que j’apprécie d’ailleurs c’est que dans cette histoire, on montre bien que la famille ce n’est pas toujours uniquement les enfants – parents – grands parents – cousins – oncles – tantes, mais aussi celle qu’on choisit, en amour comme en amitié. Elle montre également qu’on accorde beaucoup trop d’importance à l’aspect matériel de Noël : le sapin, les cadeaux, les beaux paquets, la belle table, le festin dont l’inévitable dinde, la neige, le feu de cheminée, les paillettes, les chants… jusqu’à en oublier la signification morale et affective qui devrait pourtant être la priorité ; qu’on cherche trop à ce que tout soit parfait visuellement jusqu’à se stresser, paniquer voire même le transmettre aux autres et être déçu si ce n’est pas comme on le prévoyait. Scarlett nous fait d’ailleurs comprendre que nos films de Noël à l’américaine, les magasins et les publicités en sont grandement responsables puisque ce sont eux qui nous influencent sans qu’on s’en rende véritablement compte ou du moins ne voulions l’admettre. Parce qu’avant, il y a longtemps certes mais quand même, avant le gros papa Noël rouge et blanc de Coca cola, avant toutes ces guirlandes lumineuses et la société de consommation qui fait désirer toujours plus de choses aux enfants toutes plus chères les unes que les autres, les gens ne pensaient qu’à se réunir puisqu’il n’y avait que ça à quoi penser ; je pense aussi qu’en temps de guerre c’était une très agréable parenthèse le temps d’une nuit. Mais je n’en sais pas assez sur les origines des traditions de Noël et je m’égare alors j’en parlerais peut-être une autre fois.

Pour ce qui est de la romance, nous suivons ici Lydia, une jeune fille qui n’a pas eu une joyeuse enfance et rêve depuis toujours d’un Noël « parfait », qui n’a pas vraiment confiance en elle, et qui va se retrouver dans une situation assez cocasse puisqu’elle va dans ce manoir se retrouver face à son ex, avec son petit ami, et rencontrer un troisième homme qui ne va pas la laisser indifférente. C’est assez drôle, et en même temps j’ai trouvé ça un peu too much. Je vous tairai les sentiments qu’elle a éprouvé ou éprouve à présent pour chacun d’entre eux puisque c’est justement l’intérêt de cette lecture : découvrir ce qui s’est passé au moment où ça se prête, comprendre où elle en est au fil de l’histoire, évoluer en même temps qu’elle. Chacune de ses amies a son caractère bien à elle et sa situation différente : l’une maman poule angoissée parce que le manoir n’est pas encore prêt à faire chambres d’hôtes, l’autre enceinte jusqu’au cou et d’apparence très autoritaire mais qui cache une grande vulnérabilité passée, et la dernière d’apparence très superficielle mais qui cache un coeur sensible. Une telle amitié composée de personnes très différentes mais toujours soudée malgré le temps et la distance fait plaisir à voir. Je ne me suis sentie proche d’aucune d’entre elles, mais aucune ne m’a excédée pour autant. Leurs réactions ne sont pas toujours les bonnes à avoir, mais compréhensibles à mon sens.

La façon dont se conclue « l’intrigue » si on peut dire, je veux dire par là qui va choisir Lydia (ça fait un peu téléréalité dit comme ça) est je dois dire sans surprise, on s’y attend, mais c’est tout de même joli. J’ai eu plaisir à voir comme elle a pu comprendre certaines choses, se retrouver, et murir, en l’espace d’une semaine et grâce à Noël qui a une toute autre signification bien plus grande que celle à laquelle elle aspirait depuis toute petite. Une autre chose qui m’a pas mal dérangée dans ce roman, c’est la présence des clichés. Un condensé de clichés que j’aimerais vous développer mais me vois dans l’obligation de vous taire au risque de spoiler. Mais vraiment, à ce point j’ai trouvé ça énervant, pas crédible ; et puis comme je vous le disais plus haut, mon expérience personnelle fait que ça peut me rendre acerbe en levant les yeux aux ciels avec un « mais bien sûr » en tête. Dernier élément qui m’a un peu énervée, c’est la scène un peu olé olé dont je me serais bien passée même si elle reste assez soft et qui est selon moi beaucoup trop rapide.

Pour conclure, je dirais que cette lecture a été en demi-teinte pour moi. Joliment écrit, dans un très joli cadre qui fait du bien en période de fin d’année avec le froid et le stress, mais avec certains éléments qui pour ma part m’ont dérangée. J’ai bien plus été touchée par l’amitié entre les filles et la dénonciation de notre manque de priorité en ce qui concerne Noël et le fait que la famille n’est pas toujours là où on le croit, que par Lydia et sa vie amoureuse (alors que c’est quand même LE but de ce roman). Et enfin, je terminerai sur ceci : pour moi, même si l’histoire est assez drôle et mignonne en soi, c’est trop long pour ce que c’est ; je l’aurais bien vue dans un recueil de nouvelles, avec beaucoup moins de pages, en zappant complètement certains passages sans qu’un manque ne se fasse ressentir.

Ma note : livre

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s